Il y a exactement dix ans, Ishii, un doberman est né. Quand il est arrivé au Caire en 2001 il était plus jeune, et très viv. Peut-être un peu trop viv ! Que j’avais peur de ce chien quand je l’ai vu au début ! Il était très protecteur de son patron. Je me souviens les deux premières fois quand j’ai ouvert la porte de l’appartement le matin pour entrer, je lui ai offert quelque chose à manger en pensant qu’il oublierait le fait que je suis un étranger et qu’il me laisserait entrer en paix. Et il l’a fait, mais en réalité, il m’a beaucoup aimé, très vite, c’était tout… et c’était réciproque.

Pendant cinq ans, je tenais à ce chien comme s’il était mon enfant. Il m’obéissait, et pas son propre patron parfois. Il était un peu méchant parfois, il a mordu plusieurs personnes et d’autres chiens dans la rue. C’était un aventure de le promener chaque nuit, surtout à Maadi où il y avait une bonne concentration des chiens domestiqués. Mais en gros, il était un gros bébé. Bref, j’ai adoré ce chien, et je pense toujours à lui. Aujourd’hui, il est ironique que j’aie pensé à lui bien fort, car je me rends compte qu’il est le jour de sa naissance: 9/9/1999. C’est pas très difficile à retenir quand-même :) Il est en Allemagne maintenant, là où ses aïeux ont été “fabriqués” ! Bonne anniversaire Monsieur Ishii, j’espère que tu es encore vivant et très heureux.

Il y avait une maison, qui tenait milles miroirs. Il y avait un chien qui voulait toujours aller dans cette maison. Un jour, il l’a fait. Il est entré rapidement, plein d’enthousiasme remuant sa queue vigoureusement. Tout de suite, il a été confronté par milles autres chiens qui remuaient leurs queues aussi. Il était très étonné. Il a souri. Tous les milles chiens lui ont donné un souri si amical. Il est parti très content en se disant qu’il y retournera certainement.

Un autre jour, un autre chien y est allé. Il est entré ayant une tête à faire peur. Il a eu milles chiens qui le regardaient de la même manière. Il a commencé à gueuler violemment. Tout de suite, il a été terrifié par milles chiens qui renvoyaient l’action. Il est parti au courant, se promettant qu’il ne va jamais retourner à cette maison horrible.

Tous les visages du monde sont des miroirs. Quelles réflexions vois-tu dans les visages de ceux que tu rencontres ?

Le Caire, Centre ville, Ramadan, à 17h35. Trouver un taxi à cette heure-ci, pas possible ! Et si on trouvait, on prendrait une heure ou plus pour arriver à n’importe où. Alors je descend les escaliers pour prendre le métro et aller déjeuner avec la famille à Giza. Je ressens la chaleur quasi-supportable. Le carrelage me rappelle certaines stations du métro parisien. La réception Internet sous sol est devenu beaucoup plus nette que ça l’était quelques années en arrière, ce qui me permet de répondre aux emails personnelles s’il y en a.

Il est relativement vide le métro. En fait, être assis est normalement un miracle, mais une heure avant le coucher du soleil au mois de Ramadan au Caire, tout le monde commence a disparaître. Je regarde autour de moi… la plus pars des gens sont entrain de lire le Koran, silencieux, épuisés d’une journée qui leur semblait plus longue que d’habitude. En réalité, ils seraient sortis avant l’heure normale à la quelle ils finissent leur travail. Pour moi, c’est un moment du bonheur. Entre ceux qui regardent ce qu’ils lisent, ceux qui regardent les autres, et ceux qui regardent nul pars… personne ne parle. C’est rare qu’on se trouve quelque pars au Caire où il n’y a pas de bruit pour quelques moments. Je l’ai beaucoup apprécié.

Dix stations, et vingt minutes plus tard, j’arrive à ma destination. Je sors tranquillement, je prends quelques photos pour une personne qui aime beaucoup le métro, et je marche encore quinze minutes pour arriver chez mes parents. Je vous donne le lien où j’ai mis les photos, et où j’ai ajouté deux photos que j’avais prises autre temps, quand il n’y a pas l’exception de Ramadan… voilà voilà !

C’est peut-être déjà connu, mais il mérite de le mentionner. Une personne qui avait envie (au moins à l’époque) d’apprendre l’arabe m’a montré un outil que j’ai trouvé vraiment très pratique et très bien fait. Ça me sert à écrire des phrases arabes sur mon ordinateur; je le fait très lentement normalement car j’ai pas l’habitude. En plus j’ai pas de lettres arabes sur le clavier de mon Mac ! Mais bon, ça pourrait vraiment servir à ceux qui essaient d’apprendre à reconnaître les lettres arabes et leur prononciation à peu près. Voici-le.

Cet article est pour ceux qui cherchent avec les trois mots clés du titre. Voici, très vite, ce qu’il faut pour faire marcher le fichier war du Nexus 1.3.6 sur une installation de Tomcat 6 et Ubuntu 9.04 (Jaunty):

  1. Modifier le script /etc/init.d/tomcat6 et changer TOMCAT6_SECURITY à no.
  2. Créer le dossier sonatype-work dans /usr/share/tomcat6 et donner droit à l’utilisateur tomcat6 de le modifier.

Ce sont les deux pièces d’informations qui se trouvent un peu difficilement en ligne. On peut facilement les deviner en regardant dans les fichiers log de Tomcat bien sûr, mais bon, disons que c’est pour les paresseux que j’écris ceci :)

Je crois que je suis en retard pour les nouvelles, mais bon… c’est sorti !

Skype 2.8

Je trouve que c’est vraiment génial qu’on puisse partager l’écran. C’est quelque chose qui manquait ce logiciel déjà indispensable.

Je discutais l’autre jour avec quelques amis, dont un, pendant une partie de sa vie, vivait les conséquences des atrocités exercées sur les juifs de la deuxième gare mondiale. Notre causerie nous a emmené à une conclusion assez intéressante: qu’un des côtés terrible de cette histoire, c’est qu’il y avait des personnelles, peut-être dans un petit bureau, qui cherchaient activement et systématiquement la méthode la plus efficace et rapide pour éliminer les “indésirables”. Ainsi les fours… je vous préserve les détails.

Quelques dizaines d’années plus tard, passons à une petite agglomération bretonne, qui prend sa part des SDFs et RMIsts: Morlaix. Faisant un zoom sur un petit coin de la ville, juste derrière la résidence du théâtre, où se trouve un bel arbre, assez grand, assez ombragé, et drôlement siégé. Quelque pars, dans un bâtiment de l’état français, peut-être dans un petit bureau, il y a eu des personnelles qui cherchaient la méthode la plus efficace et rapide de se débarrasser des SDFs qui dormaient sous cet arbre, probablement prenants protection du soleil et de la pluie. Un cerveau bien tordu a donc déduit que, sans l’ombre, il n’y aura pas de SDFs. Bravo, ça marche !

Morlaix

La différence en échelle entre les deux histoires est énorme, mais l’énergie négative rayonnant des fortiches montre toujours la capacité humaine à froidement détruire l’un l’autre. J’exagère ? Peut-être. Mais ça m’énerve autant.

J’étais dans le métro l’autre jour en partant de la station Gabriel Péri, et j’ai entendu parlé, naturellement en haute voix, ma langue maternel… ou plutôt paternel ! Trois égyptiens sont entrés, et se sont assis juste à côté de moi, occupants les trois places vide qui m’encerclaient. Deux des trois travaillent pour le RATP; ils sont des ingénieurs d’après ce que j’ai compris. Le troisième portait une salopette, qui était justement très sale !

Ils papotaient, et normalement, j’ai suivi la conversation. C’était une conversation normale du travail. Pourtant, ce que j’ai trouvé vraiment drôle, c’est que, (et je suis désolé mais seuls les égyptiens vont comprendre la blague là), à la fin de la conversation, les deux messieurs qui travaillent pour le RATP ont dis au troisième: écoute, tu viens trois fois par semaine, tu fais ce qu’on dit, tu n’écoute absolument pas ce qu’il (je ne sais pas qui) t’a dit aujourd’hui, et nous allons “te voir”.

Ceux qui ont essayé de profiter du bon climat à Paris par aller travailler dehors auraient pu être déçus par l’effet qu’il y a pratiquement pas d’endroits où on peut branché son ordinateur portable. C’est vrai que les connexions wifi se trouvent partout, gratuitement ou avec un mot de passe de son compte d’Internet free, neuf, etc. mais l’électricité en France est autre chose !

Au croisement des rue Sainte-Croix de la Bretonnerie et rue du Bourg Tibourg, j’ai découvert ce qu’il me fallait: café Panafoulia. C’est vrai que c’est pas du tout bon marché, mais le service est plus que correcte, le café est bon, et le patron est mignon ;-)

J’avais promis d’écrire, mais je l’ai pas fait. J’arrivais vraiment pas, excusez moi. Ce soir, cinq semaines plus tard, je deviens de plus en plus amoureux de cette ville magique. Je descend tous les matins pour acheter du pain, la jeune fille qui travaille à la boulangerie me reconnaît. Avec un grand sourire, elle me donne mon tradition… “un euro dix”, elle demande. “Merci, bonne journée à vous ! Bonjour madame… oui, et avec ceci ?”, elle continue avec la prochaine cliente. Parfois je suis tenté par quelque rayons de soleil, éclatants magiquement sur la table solitaire située juste à la sortie. Alors je prends une chaise, discrètement saluant le soleil, et je commence à observer la rue Saint Charles. Son marché toujours vivant, ses piétons toujours à la hâte, hormis des pépés et mémés qui prennent leur temps et qui ne grillent jamais un feu rouge, mais qui attendent plutôt patiemment pour traverser la rue de la Convention, s’éclipsant au coin, quelquefois en parlant à leur petit chien expliquant pourquoi ils doivent rentrer déjà alors qu’il est seulement 10h du matin. Un jeune homme mignon m’apporte un café quand il peut se libérer momentanément des clients pressés. Il est parti en vacances dans le sud il y a deux jours. Les magasins accrochent leurs signes de plus en plus maintenant… fermé pendant le mois d’août, bonnes vacances !.

Voilà ! Alors soit je monte pour travailler ou je monte pour prendre mon ordinateur et aller travailler quelque pars où se trouve un connexion wifi… ça manque pas à Paris en tout cas ! Si je m’oublie pas, je mange le midi, en parlant à maman sur Skype… la pauvre, je ne sais pas comment elle fini toujours par cuisiner avec moi sur la webcam ! Si la journée se passe bien, je fini le travaille assez tôt pour pouvoir sortir. Je prends un vélo et je descend voir un ami pour dîner, voir un film au ciné, une exposition, causer, ou même tout cela d’affiler ! En mauvais temps, je prends le métro, que, contrairement de beaucoup de Parisiens, j’aime beaucoup. Accompagné par mon petit livre, je m’installe dans un wagon et je lis, en comptant silencieusement les stations qui passent. Il est très possible de voir un accordéoniste qui entre et commence à jouer un petit morceau. C’est vraiment magique… moi écoutant passionnément avec un sourire très simple d’un enfant reconnaissant un joué de loin, un monsieur assis devant moi faisant semblant de ne pas écouter pour éviter de sortir une petite pièce de 50 centimes, une mademoiselle avec ses écouteurs dans les oreilles pensant probablement à son rendez-vous à la station prochaine, des autres complètement perdus dans leurs pensées ayant presque toujours un regard très distant et triste. Rarement y a-t-il quelqu’un qui sourit dans le métro. Ils ne sont pas toujours malheureux, mais plutôt essayant de suivre un code Parisien implicite: il ne faut pas sourire dans les transports publiques. C’est une des façons pour reconnaître les touristes je pense.

Quittant sous-sol, j’admire chaque fois les bâtiments autour. J’ai quelques favoris, mais Paris reste une ville où je suis tout simplement content de m’y balader. Beaucoup de chansons commencent à faire plus de sens avec mes promenades, en regardant les noms des rues et ponts. Amorino, une chaîne de glace italienne que j’avais découvert à Nice, reste mon endroit préféré à déguster de bon glace.

J’ai peut-être beaucoup beaucoup plus à dire et à raconter. Il s’est passé tellement de choses pendant ces cinq semaines que je prendrais des heures à tout écrire. Mais il est 3h et j’aimerais aller au lit après encore une longue journée de boulot. Paris ou pas, j’écoute toujours Om Kulthoum qui chante: te souviens-tu quand tu étais à côté de moi, et le vent doux taquinait la ramure de l’arbre. Un vieux enregistrement que je vais essayer d’attacher de cet article.

Faker Lamma Kont Gamby