Le Caire, Centre ville, Ramadan, à 17h35. Trouver un taxi à cette heure-ci, pas possible ! Et si on trouvait, on prendrait une heure ou plus pour arriver à n’importe où. Alors je descend les escaliers pour prendre le métro et aller déjeuner avec la famille à Giza. Je ressens la chaleur quasi-supportable. Le carrelage me rappelle certaines stations du métro parisien. La réception Internet sous sol est devenu beaucoup plus nette que ça l’était quelques années en arrière, ce qui me permet de répondre aux emails personnelles s’il y en a.
Il est relativement vide le métro. En fait, être assis est normalement un miracle, mais une heure avant le coucher du soleil au mois de Ramadan au Caire, tout le monde commence a disparaître. Je regarde autour de moi… la plus pars des gens sont entrain de lire le Koran, silencieux, épuisés d’une journée qui leur semblait plus longue que d’habitude. En réalité, ils seraient sortis avant l’heure normale à la quelle ils finissent leur travail. Pour moi, c’est un moment du bonheur. Entre ceux qui regardent ce qu’ils lisent, ceux qui regardent les autres, et ceux qui regardent nul pars… personne ne parle. C’est rare qu’on se trouve quelque pars au Caire où il n’y a pas de bruit pour quelques moments. Je l’ai beaucoup apprécié.
Dix stations, et vingt minutes plus tard, j’arrive à ma destination. Je sors tranquillement, je prends quelques photos pour une personne qui aime beaucoup le métro, et je marche encore quinze minutes pour arriver chez mes parents. Je vous donne le lien où j’ai mis les photos, et où j’ai ajouté deux photos que j’avais prises autre temps, quand il n’y a pas l’exception de Ramadan… voilà voilà !