J’avais promis d’écrire, mais je l’ai pas fait. J’arrivais vraiment pas, excusez moi. Ce soir, cinq semaines plus tard, je deviens de plus en plus amoureux de cette ville magique. Je descend tous les matins pour acheter du pain, la jeune fille qui travaille à la boulangerie me reconnaît. Avec un grand sourire, elle me donne mon tradition… “un euro dix”, elle demande. “Merci, bonne journée à vous ! Bonjour madame… oui, et avec ceci ?”, elle continue avec la prochaine cliente. Parfois je suis tenté par quelque rayons de soleil, éclatants magiquement sur la table solitaire située juste à la sortie. Alors je prends une chaise, discrètement saluant le soleil, et je commence à observer la rue Saint Charles. Son marché toujours vivant, ses piétons toujours à la hâte, hormis des pépés et mémés qui prennent leur temps et qui ne grillent jamais un feu rouge, mais qui attendent plutôt patiemment pour traverser la rue de la Convention, s’éclipsant au coin, quelquefois en parlant à leur petit chien expliquant pourquoi ils doivent rentrer déjà alors qu’il est seulement 10h du matin. Un jeune homme mignon m’apporte un café quand il peut se libérer momentanément des clients pressés. Il est parti en vacances dans le sud il y a deux jours. Les magasins accrochent leurs signes de plus en plus maintenant… fermé pendant le mois d’août, bonnes vacances !.
Voilà ! Alors soit je monte pour travailler ou je monte pour prendre mon ordinateur et aller travailler quelque pars où se trouve un connexion wifi… ça manque pas à Paris en tout cas ! Si je m’oublie pas, je mange le midi, en parlant à maman sur Skype… la pauvre, je ne sais pas comment elle fini toujours par cuisiner avec moi sur la webcam ! Si la journée se passe bien, je fini le travaille assez tôt pour pouvoir sortir. Je prends un vélo et je descend voir un ami pour dîner, voir un film au ciné, une exposition, causer, ou même tout cela d’affiler ! En mauvais temps, je prends le métro, que, contrairement de beaucoup de Parisiens, j’aime beaucoup. Accompagné par mon petit livre, je m’installe dans un wagon et je lis, en comptant silencieusement les stations qui passent. Il est très possible de voir un accordéoniste qui entre et commence à jouer un petit morceau. C’est vraiment magique… moi écoutant passionnément avec un sourire très simple d’un enfant reconnaissant un joué de loin, un monsieur assis devant moi faisant semblant de ne pas écouter pour éviter de sortir une petite pièce de 50 centimes, une mademoiselle avec ses écouteurs dans les oreilles pensant probablement à son rendez-vous à la station prochaine, des autres complètement perdus dans leurs pensées ayant presque toujours un regard très distant et triste. Rarement y a-t-il quelqu’un qui sourit dans le métro. Ils ne sont pas toujours malheureux, mais plutôt essayant de suivre un code Parisien implicite: il ne faut pas sourire dans les transports publiques. C’est une des façons pour reconnaître les touristes je pense.
Quittant sous-sol, j’admire chaque fois les bâtiments autour. J’ai quelques favoris, mais Paris reste une ville où je suis tout simplement content de m’y balader. Beaucoup de chansons commencent à faire plus de sens avec mes promenades, en regardant les noms des rues et ponts. Amorino, une chaîne de glace italienne que j’avais découvert à Nice, reste mon endroit préféré à déguster de bon glace.
J’ai peut-être beaucoup beaucoup plus à dire et à raconter. Il s’est passé tellement de choses pendant ces cinq semaines que je prendrais des heures à tout écrire. Mais il est 3h et j’aimerais aller au lit après encore une longue journée de boulot. Paris ou pas, j’écoute toujours Om Kulthoum qui chante: te souviens-tu quand tu étais à côté de moi, et le vent doux taquinait la ramure de l’arbre. Un vieux enregistrement que je vais essayer d’attacher de cet article.
Faker Lamma Kont Gamby